TITI

Jeune Athlete : Où est – ce que tu as grandi ? D’où viens-tu ?

Thierry Ambrose : J’ai grandi à Sens, en Bourgogne, une petite ville assez calme, un peu comme Auxerre.

Jeune Athlete: Where are u from? Where did you grow up?

Thierry Ambrose: I grew up in Sens, in Burgundy, a pretty quiet town just like Auxerre.

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J.A : Du coup tu fais quoi quand tu grandis à Sens ?

T.A : Comme j’ai plusieurs grands frères et qu’ils jouent tous au foot, ça jouait tout le temps devant la maison, donc j’étais un peu obligé de faire du foot. A coté de chez nous il y avait un grand stade, on mettait nos vestes par terre sur le terrain pour faire des buts et on faisait des 5 contre 5 ou des 7 contre 7 si on était nombreux.

Comme j’étais le plus jeune, les grands me mettaient toujours au goal, mais je me débrouillais bien quand j’étais sur le terrain, c’est aussi comme ça que j’ai progressé. Et puis j’étais déjà rapide à l’époque !

 J.A: So, what does a brother do when growing up in Sens?

T.A: I have several big brothers who all play soccer. We used to kick the ball in the front house, everyday. That’s how the story began; I had no other choice. Plus near our house there was a stadium where we used to play 5×5 or 7×7 with our jackets on the floor to define the goals.

As I was the youngest, they always put me in the cage, but whenever I was on the field I did great; that’s also how I improved my skills. Plus I was already fast back in the days.

 

J.A : Est-ce que tu peux nous décrire un peu ton parcours de joueur ?

T.A : J’ai joué quelques années dans un petit club de chez moi qui s’appelle Saint-Clément. Un jour on a joué contre Auxerre, on a fait 3-3 et j’ai marqué 3 buts. Puis ils ont décidé de me recruter. J’avais 9 ans. J’ai dû partir en famille d’accueil. En général la moyenne d’âge c’est 11-12 ans. Ils n’avaient jamais fait ça pour un joueur aussi jeune. Donc je suis parti chez mon entraîneur. C’était compliqué car parfois le terrain empiétait un peu sur la vie de famille mais je pense que ça m’a forgé aussi.

A l’époque je n’attendais qu’une chose, c’était le week-end pour rentrer chez moi et voir ma famille. Parfois c’était dur, mais ça m’a fait gagner en maturité. Et c’est vrai que lorsqu’on vit loin de sa famille, quand on les voit, on profite encore plus d’eux, on apprécie vraiment les moments ensemble.

J.A:  Can you describe your journey as a football player?

T.A: I started in a local club, St Clement. I played a few years there. One day we played against Auxerre, we did 3-3 and I scored all the goals. Eventually they recruited me when I was 9. In general this happens when you are 11 or 12, it was the first time that Auxerre recruited such a young player. I had to live with a host family so I lived with my coach. It was complicated cuz sometimes football steps over the family time; But I’m also sure that this experience made me stronger.

I remember at that time, the weekend was all I was thinking about so that I could go back home and see my family again. It was hard times but it helped me become more mature. Plus you know when you live away from your family, you enjoy even more the moment you see them again.

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J.A : De quelle origine es-tu ?

T.A : Je suis français et guadeloupéen.

 J.A: What’s your background?

T.A: I’m French and from Guadalupe (West Indies)

 

J.A : Est-ce que tu es influencé par la culture antillaise même si tu as grandi en métropole ?

T.A : Bien sur, chez moi ça a toujours été ça. Il n’y avait pas de rap ça ne jouait que du zouk, les musiques du pays !

 J.A: Are you influenced by the West Indian culture even though you grew up in Metropole?

T.A: Of course! At home it’s been 100% West Indies, and music-wise, no rap music, only Zouk was playing.

 

J.A : Est-ce que tu te raccroches à tes racines dans les moments difficiles ?

T.A : Souvent on a envie de lâcher, j’ai souvent douté. Les blessures c’est compliqué, c’est ma troisième blessure depuis mon arrivée en Angleterre. Maintenant, je me dis qu’après tous les sacrifices que j’ai fait, je ne peux pas me permettre de lâcher maintenant. Ma famille compte sur moi, ils me soutiennent et me poussent tous les jours pour que je réussisse, je ne peux pas me permettre de lâcher.

J.A : When you face difficulties or hard times, do you stick up to your roots?

T.A : Sometimes you just want to give up, I had a lotta doubts; dealing with injuries ain’t easy, I’ve been in this situation three times since I joined England. But with all the sacrifices I’ve done, I just can’t give up, not now. My family counts on me, everyday they push me and support me, there’s no way I could give up.

 

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J.A : Tu es arrivé il y a 3 ans et demi ici à Manchester. Faut avoir du courage pour décider à cet âge là de partir à l’étranger 

T.A : Je voulais partir pour apprendre l’anglais. Je pense aussi que c’est le meilleur championnat d’Europe. Aussi, j’étais déjà habitué à vivre loin de ma famille, et puis mon frère ma belle-sœur et mes neveux sont venus habiter avec moi ici, donc je n’étais pas tout seul non plus les deux premières années. Depuis, ils ont du repartir donc j’habite tout seul mais ma mère vient plus souvent, surtout depuis que je suis blessé.

J.A: You joined Manchester 3 years 1/2 ago; Moving abroad at a young age requires a lot of courage, what you think?

T.A: I thought it would be cool to come to England to learn the language; I also think that the Premier League is the best Championship here in Europe. I’m used to live away from my family but during my first two years here I wasn’t alone, I had the pleasure to live with my brother, his wife & kids. They’re no longer here with me so now I live alone but since I’ve been injured my mother often visits me.

 

J.A : C’était un choix de vie autant qu’un choix football alors?

T.A : Oui et non, ici c’est vraiment idéal pour le football, le centre est tout neuf, à l’époque Patrick Vieira travaillait avec les jeunes, il y avait beaucoup de joueurs français en équipe 1. Un an après il y a eut Bacary Sagna qui vient de Sens aussi qui a signé à City. Mes parents connaissent ses parents, mon frère était dans la même classe que lui donc maintenant on est toujours ensemble et il m’aide pas mal.

J.A: So going to Manchester was a choice for football but also for the lifestyle?

T.A : Yes and no; you see here, for football the conditions are perfect; the training center is brand new plus back in the days Patrick Vieira used to work here with young categories; The A-team had several french players, then Bacary Sagna ( who’s from Sens too ) joined the club. Our parents know each others, my brother was in the same class as him… Bacary and I are buddies, he helps me a lot.

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J.A : Comment es tu arrivé ici à City ? Est-ce que c’est grâce à ton talent, ton travail ou une combinaison des deux ?

T.A : Un peu des deux. Il y a beaucoup de travail. Il y a un peu de chance aussi, parce que j’ai été repéré sur plusieurs matchs, j’avais 15 ans et je jouais avec les moins de 19 à l’époque. J’ai fait trois matchs sur les 3 matchs,  j’ai mis 6 buts et il y avait les recruteurs.

J.A : How come you arrived here in City? Is it due to your talent, your hardwork or a combo of these two?

T.A : I think it’s a bit of a combo. Of course I’ve worked hard, but also I’ve been lucky to be scouted during several games as a 15 y.o who already played with the U19. I remember I played 3 games, the recruiters were there and I scored a total of 6 goals in 3 games.

 

J.A : Est-ce que tu marquais 6 buts tous les weekends ?

T.A : Non, non. En plus c’était ma dernière année de contrat, Auxerre n’était pas très bien classé et ils étaient tout prêt de descendre en national, il n’y avait plus trop de moyens, c’était une période de transition au niveau des dirigeants et j’avais quelques propositions donc je me suis dis que c’était le bon moment. Donc je dirais que c’est un peu une combinaison des trois, le talent, le travail et la chance.

J.A: Did you just score 6 goals every weekends or what?

T.A: Haha, no; plus I was on my last contractual year with Auxerre which wasn’t doing well…they were close to be doomed to relegation. I have a few offers from several clubs so I thought the timing was perfect for a new challenge. Yes, that’s what it is, a combo between talent, handwork and luck.

 

J.A : Tu as toujours des attaches avec ton ancien club ?

T.A : Bien sur, de temps en temps je parle avec des potes de là-bas, la dernière fois que je suis revenu j’ai donné mon premier maillot pro à mon coach…

J.A: Are you still in touch with your former club?

T.A: Yes, of course. I’m in touch with some of my former teammates. I remember last time I came back to France, I gave my first jersey as a professional player to my former coach…

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J.A : Quel type de relation as-tu avec tes coachs ?

T.A : Ça dépend. Par exemple, avec Patrick (Vieira), on a plus une relation grand-frère/petit-frère. Donc quand on était mauvais, c’est souvent moi qui prenais le plus et à l’inverse, il n’hésitait pas à me le dire quand j’étais le meilleur. Je pense que ça m’a fait progresser parce que je voulais toujours faire plus pour ne pas le décevoir. On avait vraiment une relation que peuvent avoir un frère ainé et son cadet.

Après, ce n’était pas comme ça avec tous mes coachs, le précédent, dans mon ancien club c’était plus une relation entraîneur/joueur mais ça ne change rien, on est toujours en contact, on se parle de temps en temps…

J.A: How would you describe your relationship with your coaches?

T.A: It depends. With Patrick Vieira we almost had a big brother to young brother relationship which also means that whenever the team was playing bad he was harder on me but also, he never hesitated to shout me out when I showed quality. Patrick helped me a lot cuz I never wanted to disappoint him, I always wanted to do more.

I didn’t have that type of relationship with all my coaches, for example my former coach and I had more of a Manager/Player relationship, but it was okay, today we’re still in touch…

 

J.A: Et comment ça se passe avec le nouveau coach ? En plus c’est un anglais, est-ce que ça change quelque chose ?

T.A : Je n’ai pas encore joué avec lui mais de temps en temps  il vient me voir pour me dire « on est pressé que tu reviennes », c’était l’adjoint de Patrick et je m’entendais déjà très bien avec lui, quand j’avais des périodes difficiles il venait me voir pour me remonter le moral donc ça se passait déjà très bien.

J.A: And how is it going with the new coach for the B-team? He’s English, is it a game-changer?

T.A: I still haven’t played for him but every now and then he passes by and lets me know that they’re looking forward for my come-back; He was Patrick Vieira’s assistant and we already got along very well. He used to cheer me up whenever I had hard times.

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J.A : Comment tu vis le fait d’être à l’aube d’une carrière, d’être dans l’antichambre de l’élite, de toucher le rêve du bout des doigts mais de ne pas encore y être arrivé… ?

T.A : Je sais que je n’y suis pas encore arrivé et c’est pour ça que je donne toujours le maximum. Souvent je viens au centre d’entraînement pour travailler un peu plus, travailler sur mes faiblesses. Quand je fais quelque chose de bien, je peux toujours faire mieux et c’est ce qu’on m’a toujours dit.

J.A : How does it feel to be at the premise of a career, at the dawn of the Elite club; you’re so close to really make your dreams come true but at the same time you haven’t made it yet; how does it feel?

T.A : I know that I’m not there yet and that’s why I’m always giving my everything. So often I come to the training center to work a little bit more, to correct my weaknesses. When you do something good, there’s always room to do better.

 

J.A : Comment prends tu la critique en général ?

T.A : Alors ça dépend (rires). Quand on me dit « t’as fait un bon match mais t’aurais pu faire mieux », je vais le prendre mal mais je vais l’accepter. Mais si j’ai fait un mauvais match, je n’aime pas qu’on me le dise, parce que je sais que j’ai mal joué ! Surtout mon père ! Mais bon, il faut pas se prendre la tête, y’a déjà des gens qui font des blagues sur mon nom ils m’appellent Andros Andros comme les compotes, mais je ne calcule pas… Et puis des fois je retweet quand ça me fait rire !

J.A : How do you take the critics in general?

T.A : Haha, it depends. When I’m told that I played well but that I still could do better, that hurts a little bit but I accept it.

When I played bad I don’t like that people tell me about it, especially my Dad, cuz I already know that I played bad!

But it’s all good, you know some people are already making fun of my last name, they call me « Andros, Andros » like the fruit compote, but I don’t care, I wear blinders and move forward. But I have to admit that sometimes it makes me laugh so I retweet it, haha!

 

J.A : Avant de rentrer sur le terrain, à quoi penses tu ?

T.A : Je pense surtout à ma famille. J’essaye de les appeler avant les matchs. Ca me donne de la force, ça m’aide à mieux gérer la pression. La musique aussi ça m’aide à me mettre dans ma bulle.

 J.A: Before stepping on the pitch what is your last thought?

T.A: My last thoughts go out to my family. I always try to call them before a game that gives me strength, it helps me facing pressure. Music also helps me focusing and zoning.

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J.A : Malheureusement tu t’es blessé il y a quelques mois (rupture des ligaments croisés), comment gères tu ta blessure ?

T.A : Là ça va mieux. Au début on m’avait dit 2-3 mois d’arrêt. Mais quand ma blessure a été diagnostiquée c’était vraiment difficile. Le plus dur c’était l’opération, parce qu’un genou c’est toujours compliqué. A ce moment là j’ai tout coupé, je ne parlais qu’avec ma famille. Mais là ça va, je me sens mieux.

J.A: Unfortunately you got injured (ACL) a few months back, how do you deal with it?

T.A: I’m doing way better. First I’ve been told that I’d stay 2 to 3 months out of practice, but when the diagnostic came out it was very difficult to swallow my sadness. The hardest part was the surgery; when it comes to the knee it’s always complicated. At that time, I only stayed in touch with my family. Now it’s ok, I’m feeling much better.

 

J.A : A quoi t’es tu accroché pour tenir bon ?

T.A : C’est dans ces moments que tu vois qui est là et qui ne l’est pas. Quand je marquais but sur but, tout le monde m’envoyait des messages et dès que je me suis blessé, il y a plein de gens qui ne me calculaient plus trop. C’est là que tu vois vraiment qui tient à toi.

Mais quand tu te blesses tu cogites pas mal. Tu culpabilises même des fois, tu te dis « putain pourquoi je me suis blessé ? » alors que tu y es pour rien. Et puis tu vois tes potes s’entraîner, jouer et toi tu ne peux pas. D’ailleurs je ne suis pas encore allé les voir parce que je sais que ça va m’énerver de ne pas pouvoir être sur le terrain.

J.A: Who/What did you stick with to cheer you up?

T.A: These moments highlight who’s there and who’s not. When I stacked goals everybody was texting me but when I injured myself so many people didn’t give a damn about my person. That’s when you figure out who really cares for you.

When you’re injured you think a lot. Sometimes you feel guilty for being injured even though it was an accident. You see your buddies playing… By the way I know that the day I’ll go and watch them play it will piss me off; that’s why I haven’t been to their games yet.

 

J.A : Bon maintenant, niveau football, tu considères être quel type de joueur ?

T.A : Mon style… Je ne dirais pas que c’est Didier Drogba… mais un peu ce style d’attaquant. Je peux sauter haut, je cours assez vite… D’ailleurs c’est comme ça que je me suis fait mal, vu que je prends pas mal de ballon de la tête, je la demande souvent dans les airs, j’ai sauté et je suis mal retombé, le genou a tourné et voilà…

Mais par contre mon joueur préféré c’est Thierry Henry. Parce que c’est un guadeloupéen. Parce qu’il a marqué l’histoire de la Premier League et d’Arsenal. C’est dommage parce que c’est un joueur énorme mais en France il n’a pas la reconnaissance qu’il mérite.

 J.A: Back to football now: what type of player are you?

T.A: My style…hmmm… I wouldn’t say Didier Drogba but that type of strikers. I can jump, I can run fast… By the way that’s how I injured myself. I’m pretty good in the air so I tend to ask for high balls, and that time, I jumped but the landing was pretty bad, my knee twisted and yeah, here I am…

Anyway, my favorite player has always been Thierry Henry, he’s from Guadeloupe, a legend for the Premier League and even more for Arsenal FC. It’s a pity that in France such a great player hasn’t had the recognition he deserves…

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J.A : Le foot avec tout ce que ça englobe aujourd’hui, ça prend quelle place dans ta vie ?

T.A : Quand j’étais petit, on avait un jardin, donc je jouais au foot. A l’école on jouait au foot, à la récré on jouait au foot, après l’école on jouait au foot, j’oubliais même mes devoirs ! Ma mère m’embrouillait. On cassait des carreaux, on a ruiné notre portail avec mes frères. On faisait des qualif’ tout le temps sur le portail, on l’a tué. Mon père devait le refaire tous les 2 mois, il devenait fou (rires).

J.A: Football is bigger than ever nowadays. What place has football in your life?

T.A: When I was kid football was the game I used to play in our backyard. At school we played football, after school we played football and even forgot about doing our homework… Mom wasn’t too happy with that; we broke windows, we damaged the front-gate a few times with my brothers; Poor Dad had to do the painting over and over again, haha

 

 

J.A : Etant donné  que tu es le plus jeune de la famille, est-ce toi qu’on envoyait chercher les ballons dans les jardins, dans les ruisseaux…

T.A : Oui c’était moi ! En plus juste en face de chez moi il y avait un portugais je m’en rappelle, à chaque fois on me jetait dans le jardin pour aller chercher le ballon. Miguel il s’appelait, il criait avec son accent « Eh Ohhh ! Arrêtez vos conneries !! ». Moi je courais avec la balle, j’avais des épines partout !

 J.A: As the youngest, were you on duty for getting the ball out from others backyards, or creeks etc…?

T.A: Yeah that’s me!! I remember that neighbor, Miguel… every time the ball landed in his backyard I was the one dropped there to take it back and he was screaming at us with his portuguese accent, haha. I had to be quick, holding the ball, my body covered with thorns.

 

J.A : Et tu allais toujours au goal ?

T.A : Alors dès que j’ai prouvé que je pouvais marquer des buts, je n’allais plus au goal. Après on essayait de ramener un voisin et de le mettre aux cages. En fait, quand je ne ramenais pas le voisin, j’allais au goal.

J.A: Plus you had to be the goalie?

T.A: Yeah but as soon as I proved that I could score I was done with any goalkeeper’s duty. We just called any neighbor to do that job, haha. And if not, the elder put me in the cage…

 

J.A : Ça me fait rire cette histoire parce que quand j’allais voir mon cousin à Roissy en Brie, au city, le plus petit qui jouait au goal avec des gants trop grands pour lui, c’était Paul Pogba, et regarde aujourd’hui…

T.A : Ah mais ça forge de jouer avec les plus grands ! A chaque fois que je perdais je rentrais en pleurant, ma mère me disait d’arrêter de pleurer pour ça. Je crois que même maintenant je pourrais perdre des qualifs contre mes frères. Ils sont plus grands et ils sont chauds ! Il y en a un qui joue à Bordeaux, on se parle souvent au téléphone d’ailleurs, ils sont venus me voir ici… Quand on se voit on joue au ballon, on fait des matchs, mais je ne vais plus au goal c’est fini ça ahah ! Là c’est mon autre frère qui joue dans mon tout premier club qu’on met au goal ahah !

 J.A : That sounds really funny and familiar to me cuz when I was younger I used to go and watch my cousin play football, at Roissy-en-Brie and the youngest fella forced to play goalie and wear gloves way too big for him, was Paul Pogba!! And look at him now…

T.A: Playing with older guys toughens you up. Every time I lost against my brothers I used to cry; my Mom was giving me shit for that… I think i could still lose a 1 on 1 against my brothers; they’re taller and are really good players. One of them plays for Bordeaux. Whenever we get to see each other we play football, but going to the cage is over for me.

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J.A : T’a-t-on déjà donné des surnoms étant plus jeune ?

T.A : Depuis que je suis tout petit on m’appelle Titi, ma mère, tout le monde… Ici en Angleterre on m’appelle T (Tee). Au début on me parlait de T, je me disais « mais c’est qui ce T là ? Je ne le connais pas… »

Après on m’a dit « Mais c’est toi T ahah ».

 J.A: What were your nicknames as a kid?

T.A: Since the beginning people call me « Titi », everybody… Here in England they call me « T ».

 

J.A : T’es content de la tronche qu’ils t’ont fait sur Fifa ou pas ?

T.A : Ouais franchement ça va. Certains sont moins chanceux mais moi ça va. Ils sont passés récemment d’ailleurs pour prendre tous les détails, dans une petite salle, ils ont pris mes tatouages etc.

J.A: Are you happy with your face on FIFA?

T.A: Yeah, they did great. Some players don’t have that much luck, but for me they did great. They recently came by to take all the details, my tattoos etc…

 

J.A : Si tu devais mettre un numéro 10 derrière toi, tu mettrais qui ?

T.A : Ronaldinho. Celui du Barça. J’adore Messi et Ronaldo mais Ronaldinho on regardait le match pour voir ses gestes.

 J.A: If you had to wear a number 10 on your jersey, who would it be?

T.A: Ronaldinho, from his period with Barça. I like Messi and Ronaldo but Ronaldinho, you just watch a game to witness his magic.

J.A : Frappe de 35 mètres à 4-0 ou but de raccro pour la victoire à la 95ème minute ?

T.A : But de raccro… Parce que ça donne la victoire à l’équipe… Bon après si tu me dis que l’autre c’est le but de l’année, frappe de 40 mètres barre rentrante moi je signe pour ça ahah !

 J.A: Shot from 35m out of the box at 4-0 or ugly goal at the 95th minute for the win?

T.A: I take the ugly goal cuz it gives us the win! At the end of the day that’s what matters. But don’t get me wrong, if the long shot would be goal of the year, the kind of a shot where the ball hit the bar first, I sign for that one, haha.

 

J.A : Ronaldo, le vrai ou le faux ?

T.A : Le vrai… Le brésilien… C’est un génie du football, en plus moi je suis un attaquant de pointe comme lui. Je me souviens des matchs à la maison, j’avais un frère pour Madrid et l’autre pour le Barça. Moi je choisissais le gagnant ahah.

 J.A: Ronaldo, the true or the false?

T.A: The real one, the Brazilian… He’s a pure genius; I play the same position. I remember watching games at home, one of my brothers is for Madrid and the other for Barça, me, I was for anyone who would win, haha.

 

J.A : Grec salade tomate oignons ou petit pois carottes ?

T.A : Petit pois carottes… c’est parce qu’on est devant maman ça ! Mais sinon en vrai on sait que c’est le grec ahah ! Moi j’peux manger n’importe quoi je vais faire 75kg ahah. Mais j’essaye de manger sainement quand même.

 J.A: Kebab or veggies?

T.A: Peas & carrots … Careful, Mom is watching, haha.

I can eat pretty much anything I still weight 75kg, but I do try to eat as healthy as possible, it’s very important.

 

J.A : Booba ou Rohff ?

T.A : Booba. Mes frères m’ont fait baigner là-dedans donc dans la voiture, avant un match c’est Booba.

J.A: Booba or Rohff?

T.A: Booba. My older brothers got me into it so as a pre-game soundtrack, in the car: Booba straight away!!

 

J.A : Célébration, Dab ou cœur avec les doigts ?

T.A: DAB, PAHH ! C’est clair !

J.A: How would you celebrate a goal: a DAB or shaping a heart with your fingers?

T.A : DAB !!!!!!

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